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Marianne Charlotte Mylonas-Svikovsky, dite
“Calcule tes forces et fait confiance à ta fragilité
La résilience est le roseau qui plie mais ne casse pas (proverbe chinois) “Les tragédies confèrent une chance de renouvellement” |
Marlo est d’origine suisse-autrichienne, et plus loin, polonaise, allemande, estonienne, russe, alsacienne ; une famille voyageuse, faites de mélanges et d’aventures, de hauts et de bas dont elle porte la marque depuis la tendre enfance.
Ses premières années sont déjà sous le sceau de l’abandon “pour son bien et avec les meilleures intentions du monde”, du déplacement, du “être étranger” partout, mais aussi de la persévérance, de l’espérance et de la volonté. À cause de la guerre, elle fut placée dans un home pour vieillards (seul enfant des lieux) en Suisse allemande sans savoir si elle allait jamais revoir ses parents, sa famille. Ce furent un an et demi effacés de sa mémoire, un trou noir, qui l’on à tout jamais marqués. Autre thème récurrent, celui de l’abus - de la part d’officiers sur les transatlantiques - certes légers heureusement mais déplacés et marquants pour une petite fille de 12, 13 ans car commis par des personnes de confiance et d’autorité et survenus à un âge où l’enfant pubère est encore sans défense et subit.
Avec ses parents elle séjourne en Suisse et à l’étranger, trois ans par-ci, quatre ans par-là (dans les montagnes suisses, au Canada, au Tessin, en Californie (Los angeles), à Genève, en Tunisie puis à Vienne en Autriche - ville natale de son père - à Genève encore, puis à Rome et définitivement à Genève où elle se fixe finalement après ces années d’errance, certes enrichissantes mais faites de continuels adaptations, changements de langues, d’écoles, de mentalités, de pertes d’amis. Ce furent des tronçons de vie sans aucune unité mise à part le noyau familial.
Histoire personnelle donc mouvementée en soi dont les leitmotifs sont en plus de “l’abandon”, tous les autres petits abandons par la force des choses et deuils liés aux circonstances. Et voici la mort qui frappe une première fois, celle du premier fiancé viennois , et une deuxième fois -une première grossesse, suite à un accident de voiture, se terminant en fausse couche désastreuse sur un ferryboat.
Après quelques années d’indépendance et de travail à Genève et à Vienne comme décoratrice dans le monde de la mode, assistante de direction, traductrice aux Nations Unies et dans une ONG ainsi qu’enseignante de langues, Marlo épouse un grec et mène durant des années une vie de famille modèle en gardant pourtant toujours une activité dans l’enseignement des langues aux enfants, dont les siens, à la maison et, plus tard, la confection de grands masques végétaux de personnages imaginaires et d’une multitude de bouquets de fleurs séchées par elle-même dont elle décore certains grands hôtels de Genève, entre autre, et maintes belles maisons (expositions et cours d’art floral). Années créatrices tout autant que riches de cet amour que seul peuvent donner les enfants et une vie de famille très active, arrosée, en plus, de cette créativité qui fait partie inhérente de la nature intime de Marlo.
Inopinément les tragédies éclatent - maladie psychique grave de sa fille entraînant urgences et situations dramatiques inimaginables, et, quatre ans plus tard, le suicide subite et brutal de son fils. Pourquoi pas le dire - un suicide inexplicable, brutal et subit entraînant LA culpabilité, les questions sans fin, le désemparement total, le grand deuil. La vie continue pourtant et il faut faire face à la situation aggravée de sa fille. Le mari décide que le divorce est la seule solution pour lui, demande le divorce et Marlo dû, en plus, se battre âprement pour sa survie psychique, morale et financière comme pour le mieux-être de sa fille. Ce fut donc l’effondrement total, parfaitement inattendu et abrupte de toute une vie (pour rien on pourrait dire) et le basculement dans un néant, le plus grand des deuils culpabilisant et un vide absolument intolérable accompagné d’une plaie, d’une souffrance sans issue causé par la maladie de sa fille. Que faire maintenant, comment survivre, comment ne pas tomber dans le trou noir. La pensée de son fils parti dans ces conditions vint à son secours pour l’accompagner sur le chemin ardu dans l’inconnu, vers le changement.
Il fallait aller de l’avant; ce fut une obligation absolue due à son fils, il fallait renaître des cendres tel le Phénix et faire quelque chose de valable et d’utile à travers les changements radicaux qu’amènent les malheurs et les travers de la vie. Il fallait se débrouiller avec les brindilles que l’on avait et aller de l’avant!
La créativité innée de Marlo vint alors à son secours ainsi que son caractère bien trempé, forgé par les difficultés affrontées durant l’enfance et l’adolescence. Et commence ainsi un long chemin de résilience de dix ans grâce à l’écriture et à la peinture qui l’amènera à remonter le temps jusque dans l’enfance afin de « nettoyer à la racine », de « digérer », d’assumer, d’accepter et finalement de surmonter en laissant les choses trouver leur place en elle. Il fallait construire sur le passé, sur le vide si plein car oublier est impossible. Il fallait faire quelque chose d’utile, de positif de tout ce vécu. Il fallu finalement regarder vers l’avant et non plus vers le passé. Il fallu saisir cette chance de laisser sortir des choses laissée en jachère ou brimées et aller vers l’inconnu.
Après le chaos vient la reconstruction impliquant un changement profond. C’est une chance de renouvellement qui est offerte à Marlo grâce à une meilleure connaissance d’elle-même, une crystallisation, une éclosion des dons et capacités. Mais chaque pas en avant dans ce nouveau présent inconnu puisque différent est une lutte et une victoire sur/avec le passé, fixée sur le papier en vers et/ou en peinture.
Et le besoin d’écrire et de peindre s’est transformé en un plaisir constant, un besoin de s’exprimer, de réfléchir aux “affaires de la vie”, à la vie tout court. La poésie est le moyen le plus court et concis et alusif d’écrire - elle permet tout et chaque poème est comme une petite histoire, un monde bien spécifique qui jicle de l’intérieur. Aimant jouer avec les mots, leurs résonances, leurs divers sens, rythmes et musique, avec les images que permet la poésie que Marlo tire de son monde intérieur aussi bien que du monde nous entourant, la poésie fut le moyen tout indiqué pour Marlo d’ exprimer les souffrances, désespoirs, espoirs et interrogations qui l’habitent. Elle en retire d’ailleurs un plaisir jouissif.
“L’aventure admirable est d’inscrire une émotion dans une forme approchant autant qu’il se peut le cristal et l’acte poétique ainsi conçu est plutôt une opération de clôture en soi-même que d’ouverture vers autrui” André Pieyre de Mandiargues
La peinture est le pendant tactile, visuel, intuitif de la poésie, l’un nourrissant l’autre réciproquement. Se plonger dans l’un repose de l’autre! les deux étant des respirations de l’âme.
Marlo a toujours enseigné les langues (Anglais, Allemand, Anglais). ainsi, de temps en temps elle écrit également en Anglais et Allemand, aimant les décortiquer jusqu’ apparaisse leur nature intime, leur musique et rythme, les dénudant jusqu’à leur squelette. C’est ainsi que chaque langue impose un style particulier en plus de celui imposé par le sujet du poème. Quant au Français, son style propre s’est imposé tout naturellement du fait qu’elle adore jouer avec les mots, les sons, les rythmes. Il en va de même avec la peinture; les couleurs et les formes, les courbes et les traits, les densités, les aplats sont sont un langage qui parlent…
Le moment de témoigner, de partager, toutes ces luttes de chaque jour, est arrivé.
Mais aussi celui de faire part de son plaisir à laisser couler les mots, à suivre le trait du pinceau étalant les couleurs racontant les joies et tristesses, sa façon de voir la vie, éventuellement, d’être utile
Les publiccations, recueils, les prix, les invitations à des Salons littéraires, les lectures à la Radio ainsi que les Lectures personnelles s’enchaînent ainsi que des expositions.
Marlo a découvert ainsi, sur le tard, le plaisir de l’interprétation lors de ses Lectures - Récitals publiques, toujours enjolivés par de la musique - un vrai travail de mise en scène poético-musical qu’elle aime organiser.
Ceci se révèle être un héritage familial ignoré jusqu’alors! puisque une grande tante fut cantatrice d’opéras et d’opérettes et que son grand’père maternel était un journaliste très connu de l’Agence Havace, l’équivalent de Reuters de nos jours, décoré des Palmes Académique par la France pour ses écrits en faveur de l’Europe.
Marlo ne déclame pas, mais joue ses poèmes, et ceux de poètes qui lui font confiance de les interpréter dignement. Elle les pénètre doucement et donne vie, donne corps et âme à chaque poème.
Une nouvelle voie s’est ouverte … une renaissance est amorcée!
Il ne faut jamais abandonner!
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Marlo a fait des études d’art à UCLA ( Université de Californie à Los Angeles, U.S.A. et par la suite dans l’Atelier de Peintures ARA, Genève. Elle a toujours aimé écrire et peindre renouant avec la veine artistique dans la famille, son grand-père maternel ayant été un grand journaliste dont les écrits furent récompensés des Palmes Académiques de France. Sa grande-tante fut aussi cantatrice d’opéra .
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Dans tout ce qu’elle entreprend, Marlo développe ses propres techniques et styles, selon sa fantaisie et imagination. Elle laisse son intuition, son âme et intérieur profond la guider. Elle est imprégnée nuit et jour de ses créations qui jaillissent d’elles-même. Cela ne va pas sans travail pour autant.
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ET AINSI L’AVENTURE COMMENCE, CONTINUE, S’ETEND AU DELÂ DE CE QUE
JE POUVAIS JAMAIS IMAGINER !
“LES TRAGEDIES ET LE CHAOS CONFERENT UNE CHANCE DE RENOUVELLEMENT!“
(PROVERBE CHINOIS)

