J’utilise donc mes peids, doigts, mains, paumes à la place d’un pinceau afin d’exprimer par exemple, d’écraser des sentiments négatifs, l’envie de poursuivre, de sortir d’un moment noir, de dire c’est moi ici et maintenant. Et cela me dégage de ce sentiment! La composition est complétée par le choix des couleurs et l’emplacement des pieds, la composition de l’image s’agençant ainsi en une peinture à proprement parler exprimant quelque chose de bien précis.
Je trouve ce concept de plus en plus intéressant et emploie maintenant aussi les doigts, les paumes, à la place du pinceau car le corps a envie de participer directement, le mouvement des doigts sur la peinture étalée préalablement, est juste ce qu’il faut pour exprimer la sensation, l’émotion, comme celle d’écarter un rideau, des stores cachant le passé par exemple. Ils y vont doucement, par saccades, ils tirent – impossible d’atteindre cela avec le pinceau.
Et puis il y a le plaisir très jouissif de « nager » dans la peinture, de l’étaler en couches épaisses et de la travailler.